Cher tous dont la vie est touchée par les TCA,

Que vous souffriez d’un trouble alimentaire ou soyez le témoin impuissant du combat d’un proche, je veux crier aujourd’hui haut et fort qu’il y a de l’espoir, beaucoup d’espoir même.

J’ai personnellement souffert d’une forme très sévère de boulimie pendant treize longues années.  J’ai vécu une lente descente aux enfers durant laquelle la nourriture est devenue à la fois ma pire souffrance et ma seule réjouissance, mon pire ennemi et mon seul sauveur. Je me rappelle avec émotion tout le désarroi, l’incompréhension, la honte, la culpabilité et la détestation de ma personne que je ressentais quotidiennement. J’étais alors devenue experte dans la dissimulation de ces crises quotidiennes, continuant d’afficher des sourires et des faux-semblants de vie normale à mon entourage. Tout valait mieux que de les laisser percevoir la bête incontrôlable que je croyais être devenue : immonde, esclave de ces pulsions et viscéralement dysfonctionnelle. Cette maladie est terrible. Elle ballait votre volonté et ravage votre estime de vous jusqu’à vous faire douter de votre sanité d’esprit.

Ces propos sont très durs mais ils sont à la hauteur du désespoir avec lequel je vivais alors chaque jour. En y repensant aujourd’hui, j’ai encore parfois du mal à croire que j’ai pu ainsi tenir alors que la lumière refusait obstinément de briller au bout du tunnel. Il semble que la seule chose plus forte que cette maladie soit notre instinct de survie : cette étincelle de lucidité et d’espoir qui subsiste au fond de nous et qui sait qu’un retour à la vie est possible.

Ainsi, si votre démarche concerne un trouble alimentaire, je vous accompagnerais dans votre combat en partageant tout ce que j’ai appris de mon expérience de cette maladie et du processus de guérison. Ne comptez pas sur le temps ou l’espoir d’une rencontre amoureuse pour vous sortir de là. Les clés sont en vous.

Les conséquences des troubles de la conduite alimentaire peuvent être très graves. Je vous presse donc de faire votre premier pas vers la guérison en en parlant à votre médecin.

Mon expertise ne vient pas remplacer celle d’un professionnel de santé ou d’un psychologue, bien au contraire, je crois que c’est le cumul de compétences pluridisciplinaires qui est salvateur. Ne combattez pas seul. De nombreux soignants sont là pour vous aider, contactez-les dès aujourd’hui. Voici un lien vers l’annuaire des centres de soins.

https://www.ffab.fr/trouver-de-l-aide/pres-de-chez-moi-carte

Au cours de mon accompagnement je vous aiderai à appréhender vos émotions. Nous ne pouvons cesser de penser ou de ressentir, de la même manière que nous ne pouvons empêcher notre cœur de battre. Or, c’est bien ce combat perdu d’avance que l’on mène lorsque l’on se sert de la nourriture pour tenter de soulager une détresse émotionnelle ou de contrôler sa vie. Aucune privation ne vous rendra le pouvoir, aucune quantité ne saura enfouir la souffrance.

Vos émotions n’ont de prise sur vous que parce que vous les réprimer, je vous donnerai des techniques concrètes pour en devenir le simple témoin bienveillant. Quand bien même il n’est pas deux personnes semblables, je peux dire sans réserve qu’il existe selon moi des similitudes de fonctionnement et des clés qui peuvent aider le plus grand nombre à se délivrer de cette maladie.

J’aimerais trouver les mots parfaits qui vous feraient saisir votre chance et traduiraient la profonde compréhension, bienveillance et compassion que je ressens pour vous. Vous pouvez à cet instant faire le premier pas dans la bonne direction et choisir de vivre plutôt que de survivre et d’incarner enfin la personne que vous êtes censée être : joyeuse, apaisée et confiante. 

Voici un schéma des émotions sur lequel nous travaillerons ensemble.